Expérience du synode, relecture de Nathalie – La Xavière

Dix jours après la fin de ma mission à la Conférence des Évêques, le 31 août dernier, après avoir bouclé mon déménagement de la communauté de Vanves en vue de mon départ à Toronto pour un temps sabbatique début novembre, je suis partie à Rome pour me préparer à vivre le synode des jeunes qui s’est déroulé du 3 au 28 octobre dernier.  Continuer la lecture

Déclaration de l’USIG contre les abus de toutes sortes

L’Union Internationale des Supérieures Générales (UISG), qui regroupe  2 000 Supérieures Générales de Congrégations religieuses féminines du monde entier, représentant plus de 500 000 Sœurs, exprime sa profonde douleur et son indignation face au schéma d’abus répétitifs qui prévaut au sein de l’Église et de la société aujourd’hui. Continuer la lecture

Travailler en réseau pour mieux protéger la dignité et les droits de l’enfant, 6 décembre

En réponse à l’appel du Pape Pie XII pour venir en aide aux enfants victimes de la Seconde Guerre Mondiale, quatre institutions d’Église, dont la Congrégation des frères des écoles chrétiennes, fondent le Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE) en 1948. À 70 ans de sa constitution, le BICE compte aujourd’hui 79 organisations affiliées dans le monde entier ainsi que des regroupements nationaux en Amérique latine. Continuer la lecture

Sixième année pour « Tu n’es pas un ennemi! »

Nouvelle édition de l’Atelier de communication fondé par le journaliste Carlo Climati pour la diffusion de la culture du dialogue et de l’accueil

L’Université Européenne de Rome a démarré sa sixième année d’activité pour l’Atelier de communication « Tu n’es pas un ennemi! », fondé et dirigé par le journaliste Carlo Climati. Continuer la lecture

Abus de conscience: «Il ne faut pas mélanger pouvoir et accompagnement spirituel»

Le dominicain Adrien Candiard intervient, mardi 13 novembre, devant les participants à l’assemblée générale à Lourdes de la Conférence des religieux et religieuses de France.
Dans la lignée du pape François et de sa Lettre au peuple de Dieu, il a choisi d’aborder le thème de « l’abus de conscience ».

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Synode 2018, Sœur Nathalie Becquart souligne combien synodalité et évangélisation des jeunes vont de pair

Très Saint-Père, pères synodaux et autres participants, chers frères et sœurs en Christ,

1. Je voudrais d’abord vous exprimer toute ma gratitude pour ce magnifique cadeau du Synode. Je rends profondément grâce pour ce souffle qui traverse notre assemblée, souffle de l’Esprit, souffle du concile Vatican II, souffle des jeunes qui renouvelle l’Église quand elle les met au centre. Continuer la lecture

Cause de béatification du Père Pedro Arrupe – lettre de Jésus, le P. Arturo Sosa

Chers frères,
J’ai la joie d’annoncer à l’ensemble du corps religieux apostolique de la Compagnie de Jésus l’ouverture officielle de la procédure menant à une possible béatification du Père Pedro Arrupe, 28ème Supérieur Général de la Compagnie de Jésus. Le Père Arrupe est donc dès à présent considéré comme « Serviteur de Dieu ». Continuer la lecture

Déclaration de la Corref à l’issue de l’AG de Lourdes: La vie religieuse s’engage dans la lutte contre la pedocriminalite et les abus sexuels

L’assemblée générale bisannuelle de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) qui regroupe 450 membres, soit l’ensemble des responsables d’Instituts religieux, apostoliques comme monastiques, a longuement échangé sur la douloureuse question de la pédocriminalité et des abus sexuels. Dans ce cadre, le 11 juin dernier, la CORREF avait organisé une large rencontre de sensibilisation, d’écoute et d’échanges entre les responsables d’instituts et des personnes victimes.

Dans la suite de cette journée très forte, elle a pris aujourd’hui deux décisions :
1. « L’assemblée générale décide de s’associer pleinement à la décision prise par la Conférence des évêques de France (CEF) concernant la mise en place d’une « commission indépendante »,
« pour faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique depuis 1950, pour comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et pour faire des préconisations. » (Extrait du communiqué de presse des évêques de France, le 7 novembre 2018.)

2. Elle approuve la poursuite du processus suivant, proposé par son conseil d’administration. À partir de ce que nombre de nos Instituts font déjà, cette démarche peut notamment se décliner ainsi :
-  Travailler ensemble sur la formation initiale et la formation continue dans nos Instituts,
-  Proposer aux Instituts des protocoles sur la protection des mineurs et des personnes vulnérables,
-  Rendre possible une meilleure prise en charge des auteurs,
-  Avancer sur différentes modalités de réparation pour les personnes victimes.

Par ailleurs, la CORREF souhaite se saisir de la difficile question de l’accès à la parole des membres de nos Instituts qui ont été victimes, en France mais aussi en d’autres pays où nous avons des sœurs et des frères.

Pour progresser sur ces points, la CORREF organisera groupes de travail et journées spécifiques, dans lesquels des personnes victimes pourront être parties prenantes, comme nous le faisons déjà.

Une Assemblée générale spécifique sera convoquée en 2019 pour recueillir les fruits du processus engagé et prendre les décisions qui s’imposeront alors.

En temps voulu, la CORREF prendra bien sûr en compte les préconisations de la « commission indépendante ».

Notre assemblée avait comme thématique « la vie religieuse en conversation » et nous l’avons véritablement vécue, y compris sur la question de la pédocriminalité, au cours de ces 4 jours. Une conversation, qui trouve sa fondation dans l’écoute de la Bible, révèle un Dieu sans cesse en dialogue avec les hommes de toutes conditions, de toutes situations. 
Nous voulons être les serviteurs de cette conversation sans frontières de notre Dieu avec tous. Les religieuses et religieux de France souhaitent être, partout où ils sont – en cités sensibles, monastères, maisons d’accueil, universités, maisons d’aînés, paroisses, etc. – des partenaires d’une conversation. Celle qui rend possible de faire société, de nous reconnaître au-delà de toute appartenance sociale ou confessionnelle, d’agir alors ensemble au service du bien commun. Nous n’avons rien à défendre de nous-mêmes et souhaitons vivre désarmés. Notre vie est là simplement pour être partagée, offerte à ceux qui le souhaitent.

Sr Véronique Margron op.
Présidente de la CORREF

Source : viereligieuse.fr