Lassaliens et Maristes associés au sein du « Projet Frères » destiné à aider les enfants syriens et irakiens

La coopération des « Frères de La Salle » et des « Frères Maristes » porte des fruits au Liban. Le « Projet Frères », promu de manière conjointe par les deux Instituts religieux, constitue une référence sûre pour de nombreuses familles et un lieu de rencontre pour de nombreux jeunes. Le projet a été lancé en 2016 dans le but d’accueillir des enfants réfugiés provenant de Syrie et d’Irak et des enfants libanais vulnérables. Il s’agit de deux centres socioéducatifs qui accueillent les jeunes, l’un à Beyrouth, l’autre dans la périphérie de la ville de Saida.
« C’est surtout sur la personne que l’on travaille. Nous désirons éviter qu’une génération entière de jeunes se perde dans l’attente de pouvoir retourner dans leurs pays respectifs ou de pouvoir s’établir définitivement dans un nouveau pays » indique une éducatrice participant au projet, Reem Bazzal. L’attention et le soutien psychosocial à la personne constituent depuis toujours une priorité dans la philosophie éducative des Lassalliens et des Maristes. « Toute l’œuvre éducative et sociale qui est réalisée ici – explique-t-elle – contribue à alléger les devoirs des institutions locales. Sont sélectionnés les enfants prêts à s’inscrire à l’école publique et un soutien scolaire est fourni aux autres mais surtout, on travaille afin de normaliser des situations de stress et un lieu sûr est mis à disposition pour se divertir et socialiser. Sont en outre offert des stimuli sains à des enfants et des jeunes qui, autrement, se trouveraient dans la rue à ne rien faire, situation caractérisée par un haut degré de risque du point de vue social ».
Les deux centres, actuellement, assistent plus de 600 enfants et jeunes chaque jour – dont 50% de fillettes et jeunes filles – de 3 à 15 ans, qui participent normalement du lundi au samedi aux différents programmes éducatifs organisés.
L’école commence en début de matinée et se prolonge jusqu’au cours de l’après-midi au travers de leçons d’alphabétisation, de mathématiques et d’anglais imparties par des éducateurs, sans oublier des moments d’animation et de soutien psychologique assurés par des bénévoles locaux et des élèves des écoles maristes et lassalliennes de Beyrouth.
L’enseignement, expliquent les religieux, s’inspire aux valeurs de la paix, de la justice, de la fraternité et de l’espérance qui animent les deux Congrégations, et implique des personnes, enfants et adultes, de toutes les religions.
Au cours des mois de juillet et aout, les programmes ordinaires sont suspendus et commence l’Ecole d’été, suivie par le Camp d’été, qui offre des espaces de détente, de créativité, d’art et des excursions ainsi que des activités sportives aux enfants. Dans ces centres est en outre présent un programme de formation professionnelle destiné aux jeunes adultes, qui souvent sont les mères ou les frères des enfants présents. « Sont actifs des cours d’informatique et de couture » raconte l’éducatrice. Jeunes et mères de famille acquièrent des compétences utiles à fournir un soutien économique à la famille, en trouvant également un lieu où socialiser. « Toujours au cours de la période estivale – conclut Reem Bazzal – arrivent pour animer la colonie des enfants des bénévoles de diverses nationalités provenant des milieux lassallien et mariste, outre des jeunes provenant de la communauté œcuménique de Taizé, preuve que le projet « Frères » constitue véritablement un lieu d’agrégation pour tous ».
Les effets positifs de cette œuvre sur un pays mis à dure épreuve par la présence de 1,5 millions de réfugiés sont évidents pour de nombreux libanais et ceci fait que le projet est bien vu par la communauté civile. Les programmes éducatifs et sociaux sont, en effet, cohérents avec les indications des autorités ministérielles et de l’UNICEF.
Les conditions de vie de nombreux réfugiés syriens et irakiens au Liban sont en-deçà du seuil de pauvreté. Les principaux problèmes sont les logements vétustes, le manque d’eau potable et de nourriture, l’insécurité et le difficile accès à l’instruction. Environ 58% des enfants de 5 à 17 ans ne fréquentent pas l’école, sans compter les conséquences du traumatisme de la guerre qu’ils ont subi dans leurs pays d’origine. (ES) (Agence Fides 25/01/2020)

Source : fides.org

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