• 93ème Assemblée USG

Eglises d’Asie – Inde. Sœur Mariam Theresia, une nouvelle sainte indienne canonisée en octobre

L’Inde aura bientôt une nouvelle sainte : sœur Mariam Theresia Chiramel Mankidiyan, carmélite et fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Sainte Famille en Inde. Le pape François l’a annoncé le 1er juillet durant le consistoire ordinaire public qui s’est tenu dans la salle Clémentine du palais apostolique.

Aux côtés de la religieuse indienne, le Saint-Père a également annoncé la canonisation de cinq autres bienheureux. La cérémonie de canonisation aura lieu le 13 octobre prochain. La religieuse indienne, originaire du Kerala, est connue pour ses œuvres de charité et pour son amour des pauvres. Pour cette raison, beaucoup voient en elle une forte proximité avec sainte Teresa de Calcutta.

Sœur Mariam Theresia a été déclarée vénérable le 28 juin 1999 par saint Jean-Paul II, qui l’a béatifiée le 9 avril 2000. Née à Puthenchira, au Kerala, le 26 avril 1876, la bienheureuse est morte au village de Kuzhikkattussery, également au Kerala, le 8 juin 1926. Le 12 février dernier, le pape François a autorisé la Congrégation pour la cause des saints à promulguer le décret reconnaissant le miracle qui lui a été attribué, ouvrant ainsi la voie à sa canonisation. « Depuis l’enfance, Mariam Theresia Mankidiyan savait instinctivement que l’amour de Dieu pour elle exigeait une profonde purification personnelle. En s’engageant dans une vie de prière et de pénitence, la volonté de sœur Mariam Theresia d’embrasser la Croix du Christ lui permit de demeurer fidèle face aux fréquentes incompréhensions et aux dures épreuves spirituelles », déclarait saint Jean-Paul II lors de sa béatification, le 9 avril 2000. À l’âge de dix ans, contrairement à l’avis de ses parents qui voulaient la marier, elle a choisi une vie d’austérité et de simplicité. Dès l’âge de douze ans, après la mort de sa mère, elle s’est mise au service de l’église paroissiale avec trois autres jeunes filles, en aidant les pauvres, soignant les malades et en rendant visite aux personnes seules. Elle s’est notamment occupée des malades de la lèpre. En 1903, elle fit part au vicaire apostolique de Trichur de son désir de fonder une maison de retraite et de prière. Ce dernier lui suggéra d’entrer d’abord chez les Clarisses, mais c’est chez les Carmélites d’Ollur qu’elle entra. Elle a reçu les stigmates en 1909, et elle a gardé ces blessures secrètes au cours de sa vie, évitant d’attirer l’attention sur elle. « Le discernement patient de sa vocation la conduisit finalement à fonder la Congrégation de la Sainte Famille, qui continue de puiser son inspiration de son esprit contemplatif et de son amour des pauvres »,expliquait Jean-Paul II en 2000. Sa congrégation a été érigée canoniquement le 14 mai 1914, en s’inspirant des constitutions de la Sainte-Famille de Bordeaux, alors présentes à Ceylan (Sri Lanka). La congrégation qu’elle a fondée compte aujourd’hui 1 970 religieuses et 248 maisons dans neuf pays. Les Sœurs de la Sainte Famille continuent de vivre le charisme de leur fondatrice auprès des pauvres et des malades, en servant dans de nombreux établissements (écoles, hôpitaux, foyers d’accueil pour personnes handicapées, centres sociaux…). Bienheureuse Mariam Theresia sera la septième sainte indienne.

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