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VATICAN – De la nécessité d’une politique mondiale concrète à partir des paroles du Pape selon la Supérieure générale des Sœurs missionnaires scalabriniennes

« Les paroles du Pape François témoignent combien il serait opportun que les pays du monde arrêtent la construction de leurs murs – idéaux et réels – pour mettre en place une réelle politique contre le trafic des êtres humains, énorme crime contre l’humanité. Derrière cette conduite, se trouve la criminalité organisée qui exploite les rêves des plus pauvres pour les déstabiliser et garantir le maintien de leurs affaires ». C’est en ces termes que s’exprime Sœur Neusa de Fatima Mariano, Supérieure générale des Sœurs missionnaires scalabriniennes, au terme de la Conférence internationale contre le trafic d’êtres humains promue par la Section Migrants et Réfugiés du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral ayant eu lieu à Rome du 8 au 11 avril.
Les quelques 200 participants étaient Evêques, prêtres, religieux et religieuses, coordinateurs de projets et opérateurs pastoraux, représentants d’organisations catholiques et de fondations, experts du phénomène provenant de différentes parties du monde. Le but de l’événement était de faciliter l’échange d’expériences, de points de vue et de pratiques efficaces pour affronter cette plaie.
Recevant hier les participants à la Conférence au terme des travaux, le Pape François a réaffirmé que « toutes les actions qui se proposent de restaurer et de promouvoir notre humanité et celle des autres sont conformes à la mission de l’Eglise, en tant que continuation de la mission salvifique du Christ et cette valeur missionnaire est évidente dans la lutte contre toute forme de traite et dans l’engagement visant au rachat des survivants… Beaucoup s’est fait et se fait actuellement mais beaucoup reste encore à faire ». Le Pape a ensuite cité « nos nombreux frères et sœurs, victimes innocentes de la réification de la personne humaine, disons le mot sans honte, réification de la personne humaine. Nous devons le dire parce que cela correspond à la vérité. Je vous encourage à persévérer dans cette mission, souvent risquée et anonyme ».
« L’engagement de l’Eglise, des religieuses scalabriniennes à leur niveau, est constant et veut constituer un service de sensibilisation, de défense et d’accompagnement – ajoute la Supérieure générale des Sœurs missionnaires scalabriniennes dans la note envoyée à Fides. Nos gouvernements – ceux du monde entier – devraient faire propre l’invitation du Souverain Pontife en réalisant un parcours concret contre le trafic d’êtres humains. Un engagement sur ce front signifie éviter les morts en mer, l’exploitation, les violences et veut dire garantir à tous un avenir vraiment meilleur. Les innombrables gestes de solidarité, l’extraordinaire générosité de certaines municipalités, Paroisses, de chrétiens représentent également une lutte contre la traite. Nous ne pouvons pas croire que nous nous sentons l’âme en paix face à tout cela. Il est urgent de faire faire des choix qui apportent l’espérance à tout homme et femme sur la terre. Un seul pays ne peut certes pas tout. Une unité réelle est nécessaire ».

Source : fides.org

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