ASIE/TAIWAN – Témoignage des Camilliens sur ces communautés chrétiennes nées d l’assistance aux malades

La Journée mondiale du Malade fut instituée par Saint Jean Paul II le 13 mai 1992 et célébrée pour la première fois le 11 février de l’année suivante. Le Pape établit en effet que soit célébrée chaque année cette Journée particulière dédiée au monde de la souffrance le jour de la Mémoire liturgique de Notre-Dame de Lourdes, le 11 février.
« Nous estimons que cette fête est celle des Camilliens, utile pour réaffirmer l’attention accordée à la souffrance et l’engagement au service de la vie la plus fragile – indique à l’Agence Fides le Père Giuseppe Didone, missionnaire camillien à Lotung. Trop souvent, le malade n’est pas mis au centre de l’attention. Celui qui parvient à produire est pris en considération alors que le malade et le handicapé sont mis de côté. Notre Fondateur, Saint Camille de Lelis, nous a laissé un certain nombre d’enseignements complètement nouveaux, peut-être aussi pour notre époque, bien que plus de quatre siècles se soient écoulés depuis. Servir tous les malades, comme une mère assiste son fils unique infirme ; voir dans chaque malade la personne du Christ, en suivant l’Evangile des Béatitudes ; considérer les infirmes comme nos seigneurs et maitres ».
Le Père Didone rappelle que, « depuis le début, les Camilliens ont accordé une grande importance à cette fête. Pour sa première édition, en 1993, nous avons invité avec grand enthousiasme l’Evêque et tous les prêtres des alentours, religieux et diocésains. A ma grande surprise, aucun prêtre ne se présenta. Alors, j’ai pensé que le charisme camillien n’était pas compris par ceux qui n’ont pas reçu la formation sur la valeur du service, spirituel et corporel, au malade ».
« Chaque année dans nos églises, cette commémoration est célébrée de manière solennelle, généralement en administrant le Sacrement de l’onction des malades – poursuit le missionnaire. En 2014, IV° centenaire de la mort de Saint Camille, nous avons construit une église qui lui est dédiée et c’est là que nous célébrons les fêtes particulières relatives à l’esprit camillien. Dans le Diocèse de Taipei, l’Evêque indique chaque année une église où célébrer la Journée du Malade, et invite habituellement un Camillien à célébrer la liturgie. Les Curés que nous connaissons nous appellent pour tenir des catéchèses sur le sens de l’onction des malades afin de modifier la mentalité selon laquelle ce sacrement ne se reçoit que in articulo mortis alors qu’il est pour la vie, pour le bien-être physique et spirituel du malade. Nombreux sont ceux qui sont étonnés et presque tous les malades, après avoir reçu l’onction, connaissent une reprise physique et spirituelle ».
Le témoignage de l’amour et du soin des malades porte également des fruits missionnaires, ainsi que le rapporte le Père Didone : « Toutes nos communautés chrétiennes, en particulier dans les campagnes, ont été créées suite aux soins prêtés, même gratuitement, aux pauvres. Dans ma Paroisse, vit une dizaine de poliomyélitiques que nous avons emmené à Taipei parce qu’ils devaient être opérés. Leurs parents sont ensuite venus spontanément demander à pouvoir participer aux rencontres de catéchisme ».

Source : fides.org

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