• Mai 2019

Les missionnaires guanélliens et le soin des handicapés en Afrique

Ecole et travail  : c’est sur ces lignes que les prêtres de l’œuvre de Don Guanella mènent depuis huit ans un projet d’évangélisation et de charité en faveur de jeunes handicapés dans la localité d’Adidome, au sein du Diocèse de Keta-Akatsi, dans l’est du Ghana, à la frontière avec le Togo. Le problème du handicap est important en Afrique. Selon les données de l’OMS, entre 60 et 80 millions d’handicapés vivent sur le continent, sachant que la raison de leur handicap peut être la malnutrition, des pathologies, des catastrophes naturelles, des accidents de la route et industriels et des conflits. Il est estimé que les handicapés représentent environ 10% de la population africaine mais probablement jusqu’à 20% de celle-ci dans les régions les plus pauvres. Seuls 10% de ces personnes parviennent à s’inscrire à l’école, la majeure partie des handicapés étant de fait exclue du marché du travail et contrainte à vivre de mendicité.
Dans ce contexte, les religieux guanélliens constituent l’une des rares réalités qui prennent soin des handicapés en leur offrant des soins, de la réhabilitation et un accompagnement au travers de cours et de petites activités. Au Ghana, le projet a été lancé en 1996. Cette année-là, les religieux remplacèrent les Pères comboniens dans la gestion d’une école professionnelle d’Abor. Ils enseignent là un métier à des jeunes handicapés. A l’époque – expliquent les religieux à Fides – «  nous avions à faire surtout aux victimes d’accidents de la route ou à des poliomyélitiques. Aujourd’hui, grâce à la diffusion des vaccins, la poliomyélite est en régression mais, malheureusement, les accidents sont encore nombreux et font de nombreuses victimes  ».
En 2010, une veille dame s’adressait au Père Giancarlo Frigerio, l’un des missionnaires guanélliens présents au sein de l’école lui demandant de prendre soin de deux de ses sept enfants tous deux handicapés. C’est ainsi que naît une communauté dans laquelle sont accueillis les deux jeunes.
Peu après, l’Association Amis du Ghana, une petite organisation de la province de Côme (Italie) offre à l’œuvre Don Guanella un terrain doté d’une maison et d’une charpenterie à Adidome, non loin de là. Les religieux décident de transférer sur place la communauté des handicapés qui entre temps compte 6 membres. Avec le temps, le nombre des hôtes s’accroît et il est aujourd’hui d’une vingtaine de personnes présentant des handicaps moyens et graves de niveaux cognitifs et physique. Trois prêtres guanélliens les assistent, ainsi que des jeunes et six salariés outre des bénévoles qui arrivent périodiquement.
La principale activité des jeunes handicapés consiste à fréquenter l’école spéciale. Ils y suivent des cours qui les aident à conserver et renforcer leurs capacités. «  Le but premier – explique les guanélliens – est de les rendre autonomes. Nous leur apprenons à prendre soi d’eux-mêmes, en se lavant, s’habillant de manière autonome, en prenant soin de leur lit et de leur armoire  ». Ceux qui le peuvent sont également orientés vers une activité productive  : au potager, aux cotés du personnel, à l’élevage des animaux… Périodiquement, ils sont envoyés dans leurs familles pour conserver un lien vivant avec leurs êtres chers.
Après une période initiale de méfiance, la population locale du village, indiquent les missionnaires, a aujourd’hui «  compris l’importance de notre travail et a commencé à nous aider. Les familles du cru viennent célébrer avec nous les principales festivités et un climat d’amour et de solidarité s’est créé envers les patients. Il s’agit d’un résultat précieux qui nous permet de continuer avec plus d’élan notre œuvre de charité évangélique  ».

Source : fides.org

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