L’ardent témoignage de sœur Bernadette Moriau, miraculée de Lourdes

« Je ne vous livre pas ce récit pour ma gloire mais pour la gloire de Dieu. Et surtout parce que l’Église me l’a demandé. » Sœur Bernadette Moriau a accepté de dépasser sa réserve naturelle pour livrer un témoignage poignant et sans concession dans un ouvrage écrit avec le journaliste du Figaro Jean-Marie Guénois (1).

Sœur Bernadette Moriau, religieuse de la congrégation des franciscaines oblates du Sacré-Cœur de Jésus, est désormais célèbre pour être la 70e miraculée de Lourdes reconnue par l’Église catholique. Celle qui souffrait depuis près de quarante ans d’une maladie des racines lombaires et sacrées, connue sous le nom de « syndrome de la queue-de-cheval », est brusquement sortie de l’anonymat le 11 février 2018 quand Mgr Jacques Benoît-Gonnin, évêque de Beauvais a reconnu officiellement le caractère « prodigieux-miraculeux » de sa guérison trois jours après un pèlerinage dans la cité mariale.

« Parcours du combattant »

« Ceux qui ne partagent pas ma foi et qui lisent ces lignes vont penser que je suis folle. Mais non, je peux vous dire que non ! », assure sœur Bernadette au début ce récit, écrit dans un style direct et avec le souci constant de s’adresser au plus grand nombre.

La religieuse, aujourd’hui âgée de 79 ans, raconte avec force et sans artifice sa guérison miraculeuse survenue en juillet 2008 dans la chapelle de sa communauté. Elle retrace aussi le « parcours du combattant » et les nombreux examens médicaux pour tenter de comprendre le phénomène inexpliqué. « Ce fut parfois humiliant d’être livrée à la science comme un objet d’études », confie-t-elle.

La responsabilité de témoigner

Une question la taraude : « Pourquoi moi ? ». Incapable de répondre, sœur Bernadette préfère l’abandon à la volonté divine et nie fermement l’idée qu’elle aurait pu mériter ce miracle.

« Cette guérison n’était pas ma guérison, écrit-elle. Je n’étais qu’un modeste instrument. » S’adressant aux malades, à qui elle dédie ce livre, plaidoyer pour le respect de la fragilité humaine, elle les supplie de « toujours espérer ». La religieuse sait que l’espérance peut être un combat : dans une confession touchante, elle reconnaît avoir « pensé au suicide ».

La miraculée évoque aussi sa nouvelle vie, sa responsabilité de témoigner, son expérience de la notoriété et de l’exposition médiatique. « La star, c’est le Christ. Pas moi », souligne sœur Bernadette qui s’adresse directement au lecteur pour dire sa foi en un Dieu d’amour car ne pas le faire serait « mentir ». Comme elle le répète à plusieurs reprises, reprenant les mots de sainte Bernadette Soubirous : « Je suis chargée de vous le témoigner, pas de vous le faire croire. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *